Les animaux de nos côtes
Date: Lundi, novembre 15 @ 00:00:00 CET
Sujet: Reportage


Passionnés que nous sommes, collectionneurs d'espèces, nous regardons avec émerveillement grandir des animaux importés à grand frais des antipodes. Toujours à la recherche de 'la' merveille ultime, la plus rare, la plus belle, nous oublions totalement qu'ici, sur nos côtes, il y a énormément de choses à découvrir! Des animaux qui n'ont pas à rougir de la comparaison avec leurs cousins d'outre-ocean. En voici un rapide aperçu, une quizaine d'espèces croisées - pas complètement par hasard!



 

Il faut préciser que tous les animaux qui sont décrits ici peuvent être découverts et observés sans aucun équipement, aucune connaissance de la zone, ni recherche spéciale, juste palmes, masque, tuba. Et pour une bonne partie d'entre eux, en bord de plage à galets, dans moins d'un mètre d'eau.

 

 

Voici un des lieux de collecte, quelque part sur la Côte Rocheuse, au lieu-dit 'le Racou'.

 

 

Au dela de ce petit éperon rôcheux, c'est du sable, quasiment sans discontinuer jusqu'en italie ; de ce côté et jusqu'en Espagne, du galet et de la roche. Ce petit éperon est la frontière entre la Côte Rocheuse et le reste du monde.

 

Je précise aussi que les animaux capturés ont bénéficié des meilleurs soins, pêchés en douceur (épuisette ou à la main), remis à l'eau immédiatement après identification (merci Calou) et photo, à l'exception de certains qui ont été prélevés spécialement pour être installés en aquarium (ce qui sera précisé). Evidemment, l'immense majorité des animaux présents ici, n'ont rien à faire en aquarium, bien que cela puisse être tentant. Par exemple, on trouve de grandes quantités d'ophiures de taille raisonnable : mais leur survie en bac n'excéde jamais quelques jours, en raison d'un comportement alimentaire hyper-spécialisé et d'une grande sensibilité aux variations du milieu. Même remarque pour les mysis qu'on trouve par millions mais qui meurent en quelques heures dès qu'on les réchauffe.

 

Pourtant, certains sont d'un intêret indéniable et leur collecte raisonnée me semble pleinement justifiée : nous y reviendrons au cas par cas.

 

 

Le chef-chef  (bien cuit déjà) remonte un animal pour la photo : on voit la profondeur du lieu de pêche (Gil_R au centre, Clarice, femme du chef-chef à droite; sous le canot en arrière plan : moins de 60 cm d'eau). Un petit filet et une bassine en plaxi transparent sont suffisant pour capturer et photographier confortablement la quasi-totalité des animaux présents.

 

Les animaux qu'on trouve ainsi, au ras du bord, sont étonnament nombreux et diversifiés. Citons en vrac : des mollusques (escargots, pieuvres, concombres...) des crustacés (crabes, crevettes, nanards) des poissons (nous en avons recensé plus de 20 espèces sur cette seule zone) des echinodermes (oursins, ophiures, étoiles diverses) etc.

 

 

Les collecteurs : à gauche, le chef-chef, à droite, Gil_R. Comme dit dit ma femme en référence au film 'le diner de cons' "deux belles têtes de vainqueurs!" On plonge en T-shirt, parce que des heures à plat à la surface sous un cagnard infernal  ont laissé des traces écarlates sur nos petits dos délicats...

 

 

Un des animaux les plus curieux collectés est cette méduse, probablement Aurelia aurita, la méduse Aurélie. Cet exemplaire d'environ 25 cm, à été capturé sous 1.5m, à une dizaine de mètre du bord, et est le seul que nous ayons croisé, bien que j'en ai cherché activement. L'animal était visiblement mal en point, une partie des tentacules manquait et elle était très peu réactive, avec une nage et des contractions très symboliques. Elle a été remise à l'eau au grand damn des touristes présents, qui je crois, ne me l'ont pas pardonné!

 

 L'ombrelle n'est pas urticante, elle est caoutchouteuse voire ferme, et quasiment opaque. Les tentacules sont courts et urticants, elle se nourrit essentiellement de plancton et de petits poissons. Son prédateur principal est la Môle ('poisson-lune') et elle est connue pour avoir une démographie cycliquement explosive, sans qu'on sache très bien pourquoi. Certaines années, elles sont absolument partout, puis disparaissent sans laisser de traces pendant des années. Voir cette autre photo, techniquement plus reussie :

 

http://www.photovault.com/Link/Animals/Aquatic/Jellyfish/show.asp?tg=AAJVolume01/AAJV01P07_07

 

 

Cette gorgone s'appelle Eunicella singularis. Le fragment que vous voyez n'a PAS été collecté, mais ramassé au fond, à environ -4m. Il a certainement été arraché par le ressac à un pied endommagé, d'ailleurs, on voit qu'une bonne partie des tissus manque. J'ai eu par la suite la chance de voir cette espèce "in situ", sur un tombant à environ -12 mètres, où elle était très bien representée. Les plus grand exemplaires devaient avoisiner le mètre, et leur observation m'a convaincu qu'elles n'ont aucune chance de survivre en aquarium. En effet, elles se développent sur des parois verticales dans des zones où l'eau n'excède jamais 14°C et est très riche en plancton. Nous n'en avons vu aucune en bon état dans moins de 10Mètres, ce qui signifie probablement qu'une tempèrature supèrieure à 18°C les tue. J'ai toutefois ramené ce fragment pour mon bac, sans trop y croire (de toute façon, ce morceau ramassé était perdu pour la nature) : mise dans une eau à 24°C, les tissus sont partis en charpie en 24H. Le squelette est extrèmement dur et rigide, bien plus robuste que nos gorgones tropicales.

 

Par la suite, j'ai appris que même les aquariums publiques, qui disposent d'eau fraiche et froide, et de plancton, à longueur d'année, ne peuvent les garder que quelques mois.

 

Vous trouverez une étude très complète sur cet animal ici : http://kbvd-www.uia.ac.be/kbvd/bjz/130_s1_19.pdf

 

et une photo in situ très représentative de leur implantation ici : http://subaqua.web.cern.ch/subaqua/Photos/27-09-03-Niolon/Niolon-Pages/Image13.html

 

 

Cette holothurie est un tout petit exemplaire (environ 40 cm sur 6cm de diam) de l'espèce holothuria tubulosa. Nous avons pu en voir en pleine reproduction, émettant leurs ganètes en pleine eau, d'une taille considèrable, dépassant allègrement le mètre, pour un diamètre de plus de 12 cm. (voir ici : http://www.spc.org.nc/coastfish/news/BDMVF/LaBDM19/Valls.pdf )Ce sont de très gros animaux, qui laissent dans leur sillage des amas de crottes faites de petit cylindres de sable compacts et très réguliers, de 1 cm de diamètre et 3 cm de long. Pour ce que j'en ai vu, ce sont de véritables machines à filtrer le fond! On les trouve partout où il y a une poche de sable entre les roches, dès une profondeur de 2 mètres, par contingents entiers! Leur densité est par endroit supérieure à 1 pour 10m² et ailleurs, elles sont totalement absentes. Elle possède des tubes de cuviers, mais bien que je l'ai délibérément agacée elle ne les a pas lachés, se contentant de se ratatiner à 1/3 de sa taille d'origine. Elle évoque véritablement un étron de mer! Sa taille considérable exclus sa collecte pour l'aquariophilie. Inutile de vous dire que nos voisins de plage ne m'ont pas regardé d'un bon oeil quand je suis revenu avec ça sur la plage.... Nous avons croisé au moins une autre espèce différente, mais elle était trop profond pour que j'aille la chercher en apnée (précisons que je nage comme une paire de tenailles en fonte)

 

 

Cette petite crevette est une Palaemon serratus. Celle-ci a été débusquée dans 20 cm d'eau, à un mètre du bord, en retournant des cailloux. Sans être véritablement rares, elles sont très discrètes. Elles font partie des crevettes "bouquets" roses, et malgré leur aspect sympathique elles sont de redoutables prédateurs. Omnivores, elles s'en prennent aussi bien aux petits poissons si elles peuvent en attrapper un qu'aux amas végétaux ou détritiques. Cette vaste capacité alimentaire, allièe au fait qu'on les croise dans des poches d'eau où la tempèrature excède allégrement les 30°C, me fait penser qu'elle vivrait très bien en captivité. Ceci étant, je ne crois pas que ce soit un bonne idée, pour deux raisons. D'abord, clairement, on ne la verrait jamais. Ensuite, le risque qu'elle apprenne à gouter aux invertébrés me semble élevé. Ceci dit, dans un bac non chauffé méditérranéen, qui ne serait peuplé que d'animaux vivant à nos tempèratures, c'est surement une expèrience à tenter. Par parenthèse, signalons également qu'on trouve sur cette même côte des crevettes du genre lysmata, mais qui sont exclusivement nocturnes.

 

Plus d'infos ici (en anglais) : http://www.arkive.org/species/ARK/invertebrates_marine/Palaemon_serratus/more_info.html

 

 

Ce poisson est le 'porte-écuelle' (Lepadogaster lepadogaster). C'est un animal extrèmement curieux! Sa large bouche fendue et solidement armée atteste que c'est un prédateur. (voir : http://perso.wanadoo.fr/christian.coudre/0605.html)  Ses proies favorites sont de petits crustacés (gammares, petits crabes, crevettes). Il a une particularité unique : ses nageoires ventrales sont soudées pour n'en former qu'une, qui constitue une ventouse dont le pouvoir m'a surpris. Il vit tête à l'envers sous les pierres. Cet exemplaire été collecté dans 50 cm d'eau à 2 mètres du bord. Il est vivement coloré de rouge sur une base vert émeraude, et le dessus du crâne est marbré d'or.  Sa taille maximale n'excède pas 10 cm (4 pour cet individu). On le trouve dans toutes les zones où l'eau est assez chaude. Couleurs vives, régime alimentaire maitrisé, petite taille : c'est un hôte intéressant pour nos aquarium. L'année précedente, j'en avais collecté un, d'environ 3 cm, et après avoir pris conseil je l'ai introduit dans mon bac : aujourd'hui il mesure environ 7 ou 8 cm, il est gras comme un cochon. Je le vois peu, car il est très discret, mais c'est véritablement un animal magnifique. Cette année, je lui ai adjoint 2 camarades suplémentaires, et je suis convaincu qu'à condition d'avoir suffisament de place (je dirais plus de 100L pour un individu) et de micro-faune (notament des gammares, sa proie par excellence),  leur longévité en aquarium est absolument excellente. De plus, j'ai de bonnes raisons de penser que leur reproduction spontannée en bac doit être possible...mais c'est une autre histoire. Il semble qu'un des deux autres, collectés cette année, soit d'une espèce différente (L. candollei?) Difficile de l'affirmer, car il peut également s'agir d'un dimorphisme sexuel ou d'une variation de patron normale.

 

J'attire toutefois votre attention sur le fait que l'introduction d'un poisson sauvage ainsi collecté ne doit se faire qu'en toute connaissance de cause. Il existe en effet trois risques majeurs qu'il FAUT prendre en considération.

 

D'abord, il faut être CERTAIN de l'éthologie de l'animal. Dans le cas de celui-ci, il est tellement spécialisé (il suffit de le regarder!) qu'il n'y a guère d'erreur possible. Nous savons exactement comment il vit, ce qu'il mange, quel milieu il demande : on peut donc affirmer que le bac récifal est un habitat très valable, surtout que c'est un animal qui ne se déplace guère, vivant sous les roches.

 

Ensuite, il faut se dire qu'il existe TOUJOURS un risque direct pour les autres occupants du bac. Par exemple, à 8 cm, ce poisson est parfaitement capable si il a faim de s'en prendre à une petite crevette genre wurdemani.

 

Enfin, il faut se dire que ces poissons sont issus de milieux différents des tropiques, et donc sont porteurs de germes inconnus par les organismes de nos hôtes traditionnels. La quarantaine est donc une obligation absolue sous peine d'hécatombe stupide.

   

 

Les labres sont très bien représentés sur les côtes. Ici, un juvénile de Symphodus sp.aff. roissali d'environ 5cm, capturé par Gil_R. L'animal est superbe, et les grands exemplaires font vraiment envie. Malheureusement, il est exclus de les garder en captivité, sauf pour les aquariums publiques qui auront de très grands bassins à leur proposer, car la taille des plus grands exemplaires que nous avons croisé allait au delà de 40 cm, pour un poids dépassant le kg, et il n'est pas douteux que des animaux plus grands encore se promenaient sous nos pieds.

 

Leur coloration est assez variable, et va du vert tendre au rouge pétant, toujours sur un motif a carreaux ou à tâches. (ici, une forme rouge : http://www.comune.siena.it/subsiena/tesi/18_JPG.html ) Par groupe de 3 ou 4, ils écument les amas rocheux. Nous avons clairement constaté que plus ils deviennent grands, plus ils sont farouches.

 

 

On trouve aussi de nombreuses espèces de gobies, dont certaines sont absolument adorables, comme des gobies noirs, gobies à ocelles, gobies dorés etc. Celui-ci est un Gobius bucchichi, d'environ 10 cm. Il ferait sûrement un hôte excellent pour bac spécifique, mais j'en exclus la présence en bac tropical à cause de son comportement : j'en ai observé mettant des roustes à des rougets de 20 fois leur taille!!! Par contre, je sais de source sûre qu'ils se reproduisent parfaitement en captivité et tiennent des années. On les croise souvent en couple, toujours a proximité immédiate de l'anémone Anemonia sulcata.

 

 

Le bernard-l'hermite de méditérranée est un hôte précieux, sympathique et pleinement indiqué pour nos bacs. (photo prise dans mon bac et non pas in situ) Il est extrémement longévive et se reproduit spontanément dans nos bacs, comme j'ai eu le bonheur de le constater. Toutefois, il y a dans cet animal le symbole des abus des aquariophiles, dont certains en collectent des centaines, voire des milliers, sous pretexte qu'ils sont gratuits. En deux saisons de collecte, nous en avons ramassés en tout et pour tout environ 200, qui ont rejoints 4 bacs. Cette collecte modèrèe et fondée doit rester l'exemple. Ma cuve fait 450 litres, il me semble qu'une population de 30 à 50 de ces précieux petits nettoyeurs est amplement suffisante. L'année passée, j'en avais collecté 50 pour mon "usage" personnel. Malheureusement, un des sacs a eclaté pdt le transport et 12 sont arrivés morts. Sur les 38 restants, 30 sont toujours là. Et lors d'un nettoyage total du bac, j'en ai recensé 33, 3 étant donc nés dans ma cuve. Cette année, j'en ai ajouté une quizaine, et pour l'instant, cette population d'environ 50 est stable et suffisante. Quand j'entends dire qu'on demande à des aquariophile habitant sur la côte d'aller en collecter 2500 et de les envoyer par la poste, je fais des bonds. Quand j'apprends que c'est pour en faire commerce à 2€ l'unité, je hurle au scandale.

 

 

Cette étoile indeterminée est réellement superbe. Collectée à quelques mètres du bord dans moins de deux mètres d'eau, son envergure dépasse les 25 cm. Elle soutient la comparaison avec n'importe quelle fromia, linckia ou archaster. J'ai envisagé un moment de l'emporter mais à la reflexion, j'ai renoncé. D'abord, je n'en ai trouvé qu'une. Rien ne me dit donc que la poche d'eau chaude où elle était est son habitat permanent. Ensuite, je l'ai trouvé sur un champs de coquille de bivalves. Ce qui m'a posé la question de son alimentation : il est bien possible que cet animal apprecie vivement les bénitiers! Enfin, malgré son éclatante beauté, j'ai dû admettre que je ne savais rien de cette bête. Elle a donc été sortie de l'eau pendant les 5 secondes nécessaires à la photo, puis à regagné immédiatement son point de collecte. Avec un regret, je dois l'admettre.

 

 

Par un énorme coup de bol, cette rascasse Scorpaena porcus s'est enfermé dans une bouteille en plastique quand je l'ai repérée!!! J'ai donc pu la remonter sans soucis. Elle chassait tranquillement sous 3 mètres d'eau, au ras du bord, à un endroit ou la falaise plonge directement dans la mer et sur un fond d'éboulis où la profondeur ne dépasse pas 4 mètres. Par la suite, à de plus grandes profondeurs et avec bouteilles, nous en avons croisé une bien plus grosse. Celle-ci est absolument adorable avec ses grands yeux rouges! lol Gare aux doigts cependant, car comme tous les scorpaenidés elle pique sévérement. On dit qu'une seule de ses piqûres est équivallente à une demi-douzaines de piqûres de guêpes, ce qui commence à faire une dose sévèrement toxique. De plus, la douleur engendrée est parait-il, effroyable. Evidemment, pareil animal n'a rien à faire en bac, si ce n'est en bac spécifique, et encore serait à reserver à des chevronnés du prédateur, car il est rien moins que certain qu'on puisse la nourrir correctement en captivité. ceci dit, on pourrait en dire autant des Pterois. L'animal n'est pas rare, mais peu de baigneurs le voient, car son homochromie est étonnante et sa discrétion impressionnante ! alors que j'avais pour ainsi dire le nez dessus, je n'étais pas certain si c'était un bout de caillou et d'algues ou un poisson. Si elle ne s'était pas enfuie, je ne l'aurais probablement pas reperèe alors que je la regardais dans les yeux à moins d'un mètre.

  

Je pourrais continuer jusqu'à la nuit des temps cette énumération. D'autres animaux sont dignes d'interêt et se prêtent bien (sous reserves de compatibilité) à la vie récifale : Anemonia sulcata, Actinia equina (magnifique et positivement increvable!!!), par exemple ou les cérianthes (qui demandent des bacs SANS poissons!!!). D'autres sont à proscrire absolument pour des raisons pratiques (labres à cause de leur taille) de longévité (ophiures, oursins), éthiques (hippocampes locaux dont les populations sont dramatiquement basses) etc. d'autre enfin sont envisageable pour l'amateur chevronné qui a les installations adéquates  :crenilabres aux couleurs extraordinaires, serrans magnifiques, crabes variés etc!

 

Chacun doit faire en son âme et conscience. Hurler au massacre parce qu'on ramasse 20 nanards (je vous dit pas ce que certains esprits étroits m'ont mis!!!) est proprement stupide. En prendre 500 n'est pas beaucoup plus malin. Si vous croisez un animal qui vous plait, n'excluez pas de l'emmener. Ne considérez pas non plus a priori que vous en avez le droit. J'ai découvert le lepadogaster par hasard, en retournant des cailloux, je l'ai trouvé superbe. Calou m'a expliqué son mode de vie, je me suis renseigné, je suis allé l'observer in situ. J'en suis arrivé à la conclusion que son maintien en captivité était une idée valable, sur un plan aquariologique. Ils ont à mes yeux autant de valeur que mes autres poissons, que j'ai payé. D'ailleurs, je n'en ai pas pris 50, mais 3, et encore, 1 une année, et après un an à constater sa santé et sa croissance, deux autres.

 

Et je peux vous certifier que là, sur nos côtes, il y a d'autres animaux qui méritent qu'on s'y intéresse. Même si ce n'est pas pour finir leur jours dans nos bacs, au moins pour la photo ;-). Alors l'année prochaine, au lieu d'aller graisser le sable avec votre huile solaire, allez voir du côté des cailloux!!! c'est moins confortable mais ce n'est pas grave : de toute façon, vous n'aurez plus de raisons de rester sur le bord!

 



Article soumis par Arnaud



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