La culture de phytoplancton et zooplancton
Date: Mercredi, août 16 @ 06:00:00 CEST
Sujet: Biologie


Mais à quoi peut bien me servir cette culture ?

Certains grands pontes du récifal ont constaté que les coraux vivaient non seulement de la symbiose avec des algues microscopiques et profitaient donc de la photosynthèse, mais qu’ils restaient néanmoins des animaux prédateurs....



Mes expériences sur la culture de phytoplancton et zooplancton

 

J’ai débuté la culture depuis déjà 5 mois. Dès le départ, cela s’est cantonné à du phytoplancton  (Tetraselmis Spp) et à du zooplancton (rotifères).

 

Mais à quoi peut bien me servir cette culture ? Certains grands pontes du récifal ont constaté que les coraux vivaient non seulement de la symbiose avec des algues microscopiques et profitaient donc de la photosynthèse, mais qu’ils restaient néanmoins des animaux prédateurs.

L’aquariophile omet souvent de nourrir ses animaux. Le plancton disponible dans le commerce, la plupart du temps lyophilisé ou congelé, pollue excessivement le bac si les introductions sont faites en règle et en quantité.

L’apport en plancton vivant permet non seulement de nourrir les coraux mais aussi d’apporter de la nourriture à la microfaune présente dans le bac. Ceci apporte encore un peu d’eau au moulin de la diversité et de l’équilibre du bac.

Je distribue le plancton dans le bac et dans le refuge.

La production de plancton ne coûte vraiment pas cher et n’est pas vraiment compliquée si l’on est assez rigoureux !

 

Depuis la mise en place, et au premier regard on ne voit pas beaucoup d’évolution dans le bac. Mais manifestement, lorsque l’on y regarde de plus près, on s’aperçoit que la microfaune s’est nettement multipliée et atteint désormais une belle taille. De plus, les polypes des coraux se déploient chaque jour un peu plus.

 

 

 

Protocole de culture pour le phytoplancton.

 

C’est à mon sens la culture la plus facile. L’équipement de base pour démarrer est assez rudimentaire : un réacteur (bouteille de coca, colonne en verre ou en plexi), un bulleur et de la lumière… Sans oublier la souche de phyto.

Cette culture fonctionne bien chez moi.

Je possède en tout une culture de 4 litres de phytoplancton.

Je maintiens une souche d’un litre que j’évite au maximum de manipuler. Je la garde expressément moins concentrée que dans les autres récipients. Dans cette souche, je ne fais en général que des ajouts d’eau.

J’ai aussi deux autres souches de 1,5 litres. J’effectue une rotation permanente entre ces deux milieux de culture. Lorsque l’une d’elles est au ¾ vide, je prélève sur l’autre, et remets la première en culture.

Je peux me servir pendant une semaine environ avec une bouteille de 1,5 litres.

 

Le matériel pour débuter :

 

-                     Une souche de phyto de qualité ;

-                     De la lumière. J’utilise des néons allumés 8 hrs par jour. J’éclaire la nuit de telle manière que le plancton profite aussi de la lumière du jour ;

-                     Une pompe à air ou un compresseur (j’avais auparavant une pompe à air SCHEGO de 320 litres mais elle avait du mal à alimenter toute ma production de zoo et de phyto. J’ai investi dans un compresseur de 2.000 litres/heure) ;

-                     Un diffuseur, du tuyau à air en silicone ;

-                     Un récipient (bouteille en plastique) ;

-                     De l’engrais.

 

 

La maintenance du phyto se résout à :

 

-                     Lorsque la bouteille est au ¾ vide, je vide le liquide qui reste dans un seau. Ensuite je rince et nettoie abondamment le réacteur. Si nécessaire et si c’est une bouteille, je la change.

-                     Je nettoie le diffuseur à l’eau chaude.  

 

Les ajouts d’eau sont faits à base d’eau osmosée et bouillie. Je dose le sel à raison de 22 à 26 grammes par litre pour obtenir une densité de 1016 à 1019.

S’il faut combler l’évaporation, j’ajoute de l’eau osmosée et bouillie. Je fais bouillir l’eau osmosée pour tuer à coup sûr tous les éléments pathogènes qui pourraient y être présents. Je la chauffe simplement dans le micro-onde.

 

Il ne faut en aucun cas utiliser l’eau du bac pour la culture de phyto. Les risques de contamination par le zooplancton sont bel et bien réels et coûtent très chers. Un seul rotifère dans le milieu de culture du phyto, et ce serait l’anéantissement de la souche.

 

Depuis quelques jours j’ai fait l’acquisition d’une centrifugeuse professionnelle. C’est une centrifugeuse de table réfrigérée Beckman GS-6R. Sa vitesse approximative est de 8.000 rpm et est excessivement légère… 75 kg !!!

Pour concentrer la solution de phytoplancton, je la fais tourner à environ 2000 tours minute durant 3 minutes. Cela me permet d’avoir le plus de phyto possible et avec moins d’eau.

Cette centrifugeuse me permet de traiter 2 litres de phyto en une seule fois, et ce n’est pas rien. De cette manière j’optimise les ajouts de phytoplancton en utilisant moins d’eau lors de chaque introduction dans le bac. En traitant 4 litres de liquide, j’obtiens environ 50 cl de phyto concentré et vivant !


Pour info, avant j’introduisais 25 cl de phytoplancton par jour dans le bac et le refuge. Aujourd’hui, je suis passé à 2 cl… C’est non négligeable.

 

Le zooplancton.

 

Je cultive aussi le zooplancton. Cette culture demande un peu plus de soins et d’attention que celle du phytoplancton.

J’ai pour l’instant deux litres de culture de zooplancton. Ce sont des rotifères. Les deux litres me suffisent amplement pour le moment. En effet, je ne me suis pas encore lancé dans l’aventure de la reproduction.

 

Tous les 3 jours, je vide la bouteille dans un tamis et récupère ainsi les rotifères adultes. Je les plonge aussitôt dans le refuge pour engraisser la microfaune qui s’y trouve.

Je récupère l’eau de rejet. Elle contient les jeunes rotifères et les œufs qui me serviront de souche pour redémarrer la culture. Je refais juste un apport de phytoplancton concentré et c’est reparti !

 

 

 

Pour la culture des rotifères, il faut :

 

-                     Une souche de rotifères de qualité ;

-                     De la lumière : soit néons, soit lumière du jour. Chez moi, tout comme pour le phytoplancton, j’éclaire 8 hrs la nuit. Durant le jour, la culture bénéficie de la lumière naturelle ;

-                     Une pompe à air ;

-                     Un diffuseur et un tuyau en silicone ;

-                     Un récipient : une bouteille en plastique fait tres bien l’affaire.

 

La maintenance des rotifères est un peu plus exigeante.

 

Après chaque tamisage, il faut bien nettoyer les récipients ou en changer si nécessaire.

L’eau du bac sert aux ajouts.

 

Jusqu’à présent la culture des phyto et zooplanctons me sert à nourrir bac et refuge. Qui sait dans le futur, peut-être m’en servirai-je pour reproduire des clowns ou des hippocampes.

 

J’ai débuté depuis peu d’autres cultures mais c’est le commencement et je n’ai encore rien obtenu de concluant.

 

 

Lookdog.

 

 

 







Cet article provient de Aquariophilie marine et recifale : Ocean-Passion
http://www.ocean-passion.com

L'URL de cet article est:
http://www.ocean-passion.com/modules.php?name=News&file=article&sid=267